Réglementation et Santé au Canada

Loi 44, recherche d’appuis d’acteurs de la vape

plaidoyer-vapeÉtienne Boudou-Laforce et moi-même avons le projet de soumettre une lettre ouverte aux médias afin de faire part au gouvernement de notre mécontentement face à l’adoption récente de la Loi 44. Plus spécifiquement, nous désirons recueillir l’appui d’acteurs importants de la vape (propriétaires de boutiques, mixologues, modeurs, etc) ainsi que de professionnels du milieu de la santé.

Si vous faites partie de ces gens ou que vous en connaissez qui sont indignés par l’état actuel des lieux, nous vous invitons à apposer votre nom ainsi que votre titre au bas de la lettre que nous publions ci-bas. Pour cela, il suffit de soumettre vos informations de contact dans la section commentaires au bas de cet article.

Lorsque nous aurons recueilli un nombre significatif d’appuis, nous vous tiendrons informés de nos démarches pour la rendre publique auprès des médias et des autorités concernées.

Il est de notre devoir de combattre le travail de désinformation de salissage dont est victime la vape présentement. Il est temps que des voix divergentes se fassent entendre du public.

En vous remerciant chaleureusement de votre implication,

Martin Ouellet.

 

 

Vapoteuse: le gouvernement joue le jeu du lobby de l’industrie du tabac

Depuis l’adoption récente de la Loi 44, la vapoteuse (cigarette électronique, vape, e-cigarette) est devenue un produit du tabac au Québec. On en restreint désormais la publicité, l’affichage en magasin ainsi que la vente ; de même qu’il y a interdiction de vapoter à tous les endroits où la cigarette traditionnelle est déjà proscrite.

 

Une des conséquences les plus fâcheuses de cette loi est, que comme il n’est  plus possible d’utiliser de vaporisateur dans les lieux publics, les boutiques et autres détaillants de cigarettes électroniques et d’e-liquides ne pourront plus faire essayer les saveurs à leur clientèle. Même les liquides sans nicotine sont bannis, puisqu’il va sans dire que, comme chacun le sait, un mélange de propylène glycol, de glycérine végétale et de saveur de framboise est évidemment un produit du tabac!

Alors que les fumeurs qui pensaient faire le saut de la cigarette traditionnelle à la vapoteuse ne peuvent désormais plus en faire l’essai en boutique, on peut s’inquiéter que de telles mesures ne freinent leur l’élan, la perspective de devoir acheter des liquides à l’aveuglette étant peu alléchante.

De plus, en obligeant les vapoteurs à se retrancher à l’extérieur d’un rayon de neuf mètres des commerces, des restaurants, des bars, ne nuit-on pas à leurs chances de réussir à se sevrer du tabac ? Qui plus alors que cette interdiction est « matériellement impossible à appliquer sur les rues commerciales où l’espace est restreint », de soutenir la Fédération Canadienne de l’Entreprise Indépendante (FCEI).

 

Alors que le gouvernement avait une occasion en or de considérer la vapoteuse comme un formidable bienfait pour la santé publique, voici qu’on a confondu « le remède » avec « le poison », jouant ainsi le jeu du lobby de l’industrie du tabac et celui de l’industrie pharmaceutique.

Faut-il rappeler que les puissantes compagnies de tabac, ces dernières ayant merveilleusement orchestré la campagne de peur et de désinformation envers la vapoteuse, sont ébranlées à l’idée que le commerce de celle-ci mine leur rentabilité ; et que l’industrie pharmaceutique, quant à elle, bénéficie notamment de la vente des timbres et gommes à la nicotine mais, également des médicaments traitant les maladies produites par le tabagisme. Ces deux industries ont tout à gagner à voir l’industrie de la cigarette électronique stigmatisée et marginalisée.  Ajoutons que le gouvernement est lui aussi concerné, puisqu’il devra bientôt compenser les taxes perdues sur la vente de tabac.

 

Par ailleurs, il est désolant de constater que certains médias participent à la mascarade. À coup de titres pompeux, approximatifs et mensongers tel que : «Les cigarettes électroniques parfois plus cancérigènes que le tabac», « Cigarette électronique et oxygénothérapie : risque d’incendie et d’explosion », « Les cigarettes électroniques dangereuses pour la santé », « Fumée secondaire des cigarettes électroniques: aussi dangereuse », la petite propagande s’opère.

Et qu’en plus, vous avez la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, qui affirme qu’ : « Il faut rendre l’accès de ces produits moins facile et empêcher toute forme d’incitation », de même que le Directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé, Mario Bujold, avançant que « la cigarette électronique présente un risque réel de faire augmenter la consommation de tabac au Québec », les astres sont clairement alignés en faveur de l’industrie du tabac et de leurs alliés.

 

Bien que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ait vanté les vertus de la cigarette électronique, il demeure que le gouvernement continue de traiter les utilisateurs de vapoteuse en parias, ce qui n’a d’autre conséquence que celle, fâcheuse, de garder les fumeurs loin de la vapoteuse. Le gouvernement semble malheureusement résolu à vouloir tuer dans l’œuf la révolution de la cigarette électronique, condamnant ainsi un grand nombre de fumeurs, d’ex-fumeurs et de futurs fumeurs à demeurer esclaves du tabac.

Il va sans dire que la vapoteuse n’est pas totalement dénuées de risques, mais les bénéfices sont largement supérieurs aux risques qu’elle peut engendrer. C’est le jour et la nuit si on la compare à la cigarette traditionnelle, cette dernière contenant environ 50 agents carcinogènes. Selon les autorités sanitaires britanniques, la cigarette électronique serait 95 % moins nocive que le tabac.

 

À l’heure où la Grande Bretagne engage une lutte anti-tabagique historique qui l’amène à faire de la cigarette électronique un outil/levier de premier choix  pour lutter contre l’addiction au tabac – en donnant par ailleurs le droit aux médecins généralistes la possibilité de la prescrire, Québec se plie, quant à lui, aux intérêts des compagnies de tabac et ce, alors que plus de 10 000 personnes meurent chaque année au Québec d’une maladie associée au tabagisme.

 

Nous invitons le gouvernement à reconsidérer sa position quant à la vapoteuse et donc, à cesser de l’assimiler maladroitement au tabac et de lui faire subir une réglementation aussi restrictive que nuisible pour la santé publique.

Si l’encadrement des produits de la cigarette électronique s’avère nécessaire, il advient qu’une gestion adaptée de la vapoteuse, soit qui ne lui accole pas une image négative et qui encourage son utilisation chez les personnes concernées, existe bel et bien.

 

Martin Ouellet et Étienne Boudou-Laforce.

 

 

Signataires de cette lettre :

Valerie Gallant, Vape Classique

François Laroche, Vapurete

Jean-Marcel Picard, Vapoze

Karyn Laverdière, Quebec Vape

Dominique Poulin, Vape de l’Est

Emmanue Vandal, Brume Expérience

Maxime Sincerny, Vapenova

Armand Vadnais, Brume Expérience

Michel Perreault, Fou de la Vape

François Dyotte, Alternative Cigarette Electronique

Marc-André Loupret, Vapeking

Steve Dupuis, Vaptronic

Tristan Robichaud, Savapeur

Pierre Gagné, Royal Vape Canada

Josée Deschênes, La vapoteuse

Christine Beaudoin, Lav8p

Nancy Vincent, Vape H2o

Francis Labonté, VapeKing Québec

Mederic Mazel, Le Vapologue

Mélanie Cabana, Vapeurs Gourmandes

Valerie hubert, g2vape

Monique Thibault, Vape Vizion

Jonathan St-Pierre, VapeKing

Guillaume Côté, Hava Vape Lounge

Hugo Devin, E-vap

Valerie Lacerte, Vape sublime

Laurent Benchetrit, vaplab

Mario Fortier, Vapo Claire

Jonathan, Vape Dépôt

 

6 commentaires

  1. Pierre Denis Chamberland février 17, 2016 at 3:52  - Répondre

    Le gouvernement à mis le remède et le poison dans le même pot !!!

  2. Pierre Denis Chamberland février 17, 2016 at 3:54  - Répondre

    Le gouvernement a mis le remède et le poison dans le même pot… !!!

    • Martin Ouellet février 18, 2016 at 9:03  - Répondre

      Nous sommes bien d’accord.

  3. Micheline Beaulieu novembre 24, 2016 at 1:36  - Répondre

    Merci pour tous les efforts déployés dans le but d’offrir à la cigarette électronique, vapoteuse, un créneau qui lui sois propre.
    J’ai fumé pendant 37 ans….La cigarette électronique a été LA solution pour moi. Tous les autres produits que j’ai essayé n’ont pas fonctionné.
    Longue vie à la vapoteuse…d’ailleurs c’est peut-être ainsi qu’on devrait toujours y faire référence pour éliminer le lien avec la cigarette analogue.
    Merci encore :)

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